martedì 8 febbraio 2011

Musiche della vita: Gianni Vattimo




Con la puntata di domenica 6 febbraio delle ''Musiche della vita'' inizia un nuovo ciclo della nostra trasmissione.
L'ospite è uno dei grandi protagonisti del pensiero contemporaneo, Gianni Vattimo che ci parla della sua infanzia di guerra e degli anni della formazione accompagnato dalle note di una struggente ballata di M.Murolo, del Concerto per violino 1041 di Johann Sebastian Bach, del ''Nuovo Mondo'' di Dvorak.
Ma c'è spazio anche per Nietzsche, per la paura dell'inferno, per il lontano ''esordio'' del filosofo come romanziere per l'infanzia...

Ascolta la puntata

Gianni Vattimo sarà ospite del programma per tutto il mese di febbraio, ogni domenica, dalle 14 alle 14.50.

venerdì 28 gennaio 2011

Le Monde, dibattito sull'eutanasia

I senatori francesi si sono recentemente espressi (26 gennaio, 170 voti contro 142) contro la - trasversale - proposta di istituire la cosiddetta "assistance médicalisée pour mourir". Le Monde ha creato un forum sull'eutanasia ("Le droit de mourir dignement") di cui riporto qui la presentazione e l'intervento del sottoscritto, apparso originariamente su MicroMega nel 2009. Le mie posizioni sulla questione sono note; quello che segue è il racconto di un'esperienza personale. Cliccando sui nomi di coloro che hanno contribuito al dossier potrete leggere i diversi interventi sul sito di Le Monde.

Mercredi 26 janvier, les sénateurs ont finalement renoncé à instaurer une "assistance médicalisée pour mourir". Mais le problème éthique demeure entier. Points de vue croisés autour de l'épineuse question du suicide assisté. Pour Robert Holcman, une chose est claire : riches et pauvres ne sont pas égaux devant la mort. C'est pour cela qu'il faut protéger et entourer les plus faibles plutôt que faciliter leur disparition, insistent Pierre Mazeaud et Didier Sicard, car toutes les vies valent d'être vécues, écrit Corine Pelluchon. Et pourtant, ceux qui soufrent ont droit à une autre mort, estime Pierre Zaoui. Mais pourquoi, s'interroge Jean-Louis Lejonc, faudrait-il que l'euthanasie et les soins palliatifs soient contradictoires ? On peut faire bouger un tout petit peu la loi sur l'euthanasie. Pour Thierry Calvat, ce débat législatif ne saurait nous exonérer de nos responsabilités, à nous citoyens, à l'endroit des plus âgés. Mais attention, prévient Danièle Klein-Laharie, car avec une nouvelle législation, il n'y aura plus de rattrapage possible, plus de possibilité de changer d'avis, ni de changer de vie. Gianni Vattimo en sait quelque chose, lui qui raconte qu'il a failli être complice d'un suicide assisté. Mais justement, au nom de la liberté, de l'humanité et de l'égalité, il faut une nouvelle loi sur l'euthanasie, souligne Geneviève Darmon.

J'ai failli être complice d'un suicide assisté...

Gianni Vattimo

Eh bien, je l'avoue : il y a six ans, j'ai failli devenir l'assassin d'une victime consentante, ou tout au moins le complice d'un suicide assisté. Mon compagnon de l'époque (et depuis plus de vingt ans) a subitement découvert qu'il était atteint d'un cancer du poumon, inopérable et déjà assez avancé.

Or Sergio avait perdu sa soeur, emportée par une tumeur quelques années auparavant. Il l'avait vue s'éteindre doucement, en s'enfonçant dans un désespoir toujours croissant. Il ne voulait pas finir de la même façon. Donc : puisque tous les deux nous connaissions déjà, pour des raisons pas seulement politiques d'ailleurs, les mouvements d'inspiration radicale qui promeuvent l'euthanasie, nous nous sommes renseignés sur les démarches à effectuer. C'est pourquoi nous nous sommes inscrits à l'association Dignitas, qui a son siège en Suisse, et qui promet une aide dans des cas comme celui-ci.

Entre-temps, comme nous faisions la tournée des oncologues et des spécialistes à la recherche d'un remède, nous avons trouvé parmi nos amis des médecins qui nous ont promis, en cas de besoin, d'aider Sergio à en finir sans trop de douleur, physique et psychologique. Cela se fait assez couramment en fait, mais il vaut mieux ne pas le dire. Et bien sûr, vous n'avez cette solution que si vous "connaissez" quelqu'un. Le pauvre malade qui n'a pas de relations chez les médecins ni dans les hôpitaux peut difficilement compter sur ce type d'aide discrète.

J'étais député européen, je ne suis pas exactement un inconnu. J'ai des amis médecins qui me soignent même gratuitement parfois, alors... En attendant, deuxième démarche, nous avons essayé de trouver un contact au Pays-Bas, où nous savions, ou du moins croyions savoir, que l'euthanasie est pratiquée avec moins d'obstacles juridiques. Nous avons eu la chance de trouver un excellent médecin italien qui travaillait à Amsterdam, et qui est devenu un véritable ami ; lui aussi nous a promis qu'il était prêt, si nécessaire, à accompagner Sergio vers une fin de vie digne, en toute amitié.

Par ailleurs, il a prescrit à Sergio un nouveau médicament qui semblait fonctionner assez bien. Semaines d'anxiété, entre février et mars. Allers et retours de Turin à Amsterdam, non seulement pour préparer l'éventuelle euthanasie, mais aussi et surtout pour essayer de guérir. Nous sommes devenus des habitués d'un palace, l'Hôtel Le Grand - dont maintenant je n'arrive même plus à m'approcher tellement l'angoisse me terrasse. Evidemment, les chambres étaient hors de prix ; mais nous nous conduisions déjà comme ceux qui n'ont pas trop à se soucier d'épargner, étant donné l'avenir qui attendait Sergio.

Dans la même logique de fin de vie, avec le consentement du médecin italo-néerlandais, nous avons décidé de faire un dernier voyage en Amérique : Sergio, historien de l'art, voulait voir certaines choses que nous n'avions pas vues pendant les voyages précédents : le nouveau Musée d'arts orientaux de San Francisco et la Maison sur la cascade de Wright, qui se trouve au fond de la Pennsylvanie dans un endroit éloigné des parcours les plus fréquentés. Billets de première classe, une tante de Sergio - à laquelle, comme à sa mère, nous avions révélé sa maladie - lui avait donné une somme d'argent assez importante, avec laquelle, le dernier jour de sa vie, à New York, Sergio achètera deux superbes vases de Scarpa. Ce qui s'est passé, sur le plan émotionnel, durant ces deux mois d'agitation désespérée (de la découverte du cancer début février à la mort de Sergio survenue le 20 avril), je n'arrive même pas à le ressentir aujourd'hui. J'ai peur d'être devenu cynique, si quelqu'un me parle d'un drame de santé personnel, j'ai toujours envie de lui répondre que j'ai vécu bien pire.

En 2003, je discutais avec Sergio de sa volonté de s'en aller avant que le cancer ne le dévaste. Je dois dire que je suis reconnaissant à Dieu, quel qu'Il soit, que Sergio soit parti "naturellement", dans l'avion qui nous ramenait en Europe pour aller à Amsterdam. Que fait-on après qu'on a accompagné un proche à l'hôpital pour le laisser mourir ? J'étais évidemment prêt à supporter aussi cette peine - qui, d'ailleurs, n'était rien par rapport à la sienne, qu'il a supportée jusqu'au bout en me donnant un exemple de force tranquille et de tendresse infinie. Mais je suis heureux qu'au moins cette peine m'ait été épargnée ; et j'éprouve encore sans cesse du remords à cause de ma "faute" (Sergio avait vingt ans de moins que moi) d'être encore en vie.

Est-ce par cynisme que je parle encore maintenant de ces choses-là, que j'ai déjà diversement rapportées en d'autres occasions de bavardage autobiographique ? Je n'en sais rien, mais je sens comme le devoir de parler de mon compagnon.


Texte paru en 2009 dans la revue "Micromega", traduit de l'italien par Chiara Pastorini.

Il paese dell'impossibile

Nuovo post del mio blog sul sito de Il Fatto quotidiano, 28 gennaio 2011

Il paese dell'impossibile

Negli anni della guerra fredda, eravamo soliti parlare di un paese, il nostro, a “sovranità limitata”. Non avremmo mai potuto mandare i comunisti al governo: a un eventuale ingresso del Pci nella maggioranza di governo si opposero tutti i governi americani del dopoguerra, che fecero di tutto perché la Dc restasse il partito di governo. La stessa stagione del centrosinistra restò incompiuta, e finì presto, così come il povero Mattei. Il Sessantotto portò arie di speranza, ben presto soffocate nel clima autoritario dei primi Settanta, seguito dagli anni di piombo e dalla solidarietà nazionale. Che però condusse direttamente, con buona pace dell’attenzione di Berlinguer per la questione morale, allo sfacelo della prima repubblica. Ecco Tangentopoli e Mani Pulite, e di qui – sembra assurdo a chi ricorda i primi sondaggi per le elezioni del ’94: il Pds largamente in testa con i Progressisti, e Forza Italia al 6% - Berlusconi.

Un paese bloccato, che distrugge ogni speranza di cambiamento. Se cambiamento ha da esserci, è tendenzialmente in peggio. Sembra davvero, oggi, di assistere (come suggeriva Lerner nell’ultimo, incriminato, Infedele) alle 120 pasoliniane giornate di Salò; la vicenda Ruby, quella di un potere che è ormai impermeabile a qualsiasi inibizione, produce in fondo l’ennesima dimostrazione che l’Italia non sa reagire, e che anzi prova un certo gusto nell’anticipare la decadenza e lo sfascio. All’estero si chiedono per quale motivo Berlusconi non si dimetta; qui all’interno ci chiediamo perché non si assiste a una rivolta tunisina o egiziana.

È un paese bloccato, come il suo governo, ormai del tutto delegittimato, e inutile. È sintomatico che il viceministro all’Attuazione del Programma, Santanché, sia in televisione in qualsiasi occasione (anche solo per mostrare il dito medio), e il ministro stesso, Rotondi, sia indistinguibile da una poltrona di Ballarò. Ma proporre una sollevazione su questa base è letteralmente impensabile: gli Italiani – meglio, una larga parte degli Italiani – non ci starebbero. Al fatto che la Minetti si indigni per la scelta di Berlusconi di farla pagare dallo Stato (previo ingresso in Parlamento) anziché utilizzando i suoi fondi personali, l’Italia non sa opporre nulla.

Certo, è difficile assaltare il palazzo d’inverno: il Parlamento è pieno di replicanti. E quello che accade laggiù è a sua volta specchio di ciò che accade quaggiù: nel nostro paese, sembra non esistere più nulla che abbia a che vedere con un’identità politica, e dunque con la democrazia. Ieri l’alternanza era proibita, oggi – con buona pace di Popper e seguaci – non è nemmeno concepita come opzione. Ci resta un’opposizione eterogenea – ma di fronte ai replicanti, anche questo diventa un valore –, sfilacciata, forse incapace di superare l’ostacolo del sonno che avvolge gli Italiani.

Ci restano magistrati onesti come quelli che B., come il Jack Nicholson di Shining, vorrebbe punire. Ci resta l’affermazione del conflitto, di cui gli studenti anti-Gelmini si sono fortunatamente fatti portatori. Ci serve forza e ci serve una dimostrazione di forza, il coraggio di convincerci che quella in atto è per certi versi una guerra civile, di cui però sono consapevoli solo il regime stesso, i suoi replicanti e noi oppositori. A furia di dormire, scopriremo di non avere nemmeno più il letto: meglio star svegli, e possibilmente combattere. Magari dando vita a forme di resistenza non più troppo pacifica al regime – ma perché la sinistra s’impuntò quando, in tempi ormai lontani, lo definivamo così? –; ed è cominciando a immaginarle, che i cittadini ancora dotati di un’identità politica possono promuovere un cambiamento. Avanti con le idee, se ne abbiamo – sono quelle, diceva Keynes, e non gli interessi costituiti, che alla fine vinceranno.

Gianni Vattimo

giovedì 27 gennaio 2011

Verdad y justicia

Gianni Vattimo, Adiós a la verdad, Gedisa, Barcelona, 2010, 159 págs., traducción de María Teresa d’Meza.

Daniel Gamper, La Vanguardia, 26 gennaio 2011

La posmodernidad hace de su debilidad virtud. En este breve ensayo, Vattimo (Turín, 1936) reasigna las tareas de un pensamiento que se quiera coherente con su época: la verdad objetiva es un mito que ha estado siempre al servicio de los poderosos; la religión debe relativizarse para cumplir con su apostolado caritativo; y la filosofía no tiene otra alternativa que acomodarse a la ausencia de fundamentos propia de la sociedad plural tardomoderna.

Frente a la habitual caricatura del pensamiento débil, en Adiós a la verdad hallamos una defensa razonada de las coordenadas que deben guiar a la filosofía una vez abandonadas sus pretensiones de universalidad, a saber, el horizonte de la justicia y de la emancipación. Pero, ¿por qué hay que renunciar a la verdad? En su respuesta, Vattimo bebe profusamente del pensamiento de Heidegger, siguiendo en esto a su maestro Hans-Georg Gadamer en la tarea de urbanización de la provincia heideggeriana. La tesis básica es la siguiente: los hechos en los que nos apoyamos para defender la verdad de nuestros enunciados son siempre fruto de una elección guiada por intereses concretos, nunca realidad pura a la que se pueda acceder sin intermediarios. Esto, según Vattimo, vale también para la ciencia. Quien afirma lo contrario es un demagogo que defiende su particular concepción de lo que está bien y pretende imponer su voluntad de poder.

Esto no supone la desaparición de la realidad, sino más bien el reconocimiento de que cuando buscamos la verdad de los hechos (por ejemplo, el número de víctimas de los horrores del totalitarismo) no pretendemos “hacer valer la objetividad en cuanto tal sino el derecho de todos los que sufrieron o sufren hasta ahora”. La verdad es pues subsidiaria de la justicia, y la epistemología, de la política.

En esto entronca Vattimo con Rorty, que también postuló la prioridad de la democracia sobre la filosofía, el primado de la solidaridad sobre la objetividad. El filósofo, en este nuevo paisaje, ha perdido el aura de respetabilidad del intelectual consejero de príncipes. Ahora es más bien asimilable a un “sacerdote sin jerarquía” o un “artista callejero” que intenta construir una continuidad en el modo en que la comunidad se entiende a sí misma.

lunedì 24 gennaio 2011

Parlano le immagini


Parlano le immagini

L'espresso, 21 gennaio 2011

Noi facciamo esperienza del mondo applicando, spontaneamente, degli schemi: sono quelli di cui parlava Kant, che costituivano i modi elementari di ordinarsi delle cose nello spazio e nel tempo. Nel Novecento questi schemi sono stati sempre più spesso identificati con i linguaggi naturali: siamo sempre "gettati" in una lingua che condiziona e rende possibile ogni nostra esperienza del mondo. Tanto che la filosofia ha parlato di una "svolta linguistica", capace di unificare persino le due tradizioni concettuali anglosassone e continentale. Già prima di "Pensare per immagini. Tra scienza e arte" (Bruno Mondadori, pp. 152, €15) scritto insieme a Olaf Breidbach dell'università di Jena, Federico Vercellone, professore a Torino, ha variamente ripreso (anche sulla base degli scritti di Francesco Moiso) l'idea di Goethe di una morfologia che agisce nella nostra esperienza anzitutto al livello delle immagini, orientandoci nel mondo prima di, o insieme a, gli schemi iscritti nel linguaggio-parola; e che si fa sentire non solo nelle arti ma anche nella ricerca scientifica.

Una tesi densa di conseguenze, dall'estetica all'epistemologia, che Vercellone e Breidbach invitano ad esplorare, quasi richiamando il pensiero a rimettere i piedi per terra. I difensori della "linguisticità" dell'esperienza possono però non sentirsi del tutto sconfitti: i buchi neri sono pur sempre una entità centrale della fisica di oggi, e lì l'immagine sembra del tutto dissolta nel linguaggio dei segni fisico-matematici.

Gianni Vattimo

venerdì 21 gennaio 2011

L'Europarlamento alla Lituania: no alla legge anti-gay

L'Europarlamento alla Lituania: no alla legge anti-gay

(da: http://www.queerblog.it/post/10109/leuroparlamento-alla-lituania-no-alla-legge-anti-gay)

In Europa non c’è spazio per l’omofobia, men che meno per quella di Stato. Almeno così la pensa il Parlamento europeo che ha votato ieri una risoluzione presentata dai gruppi S&D (Socialisti & democratici), Alde (liberaldemocratici), Verdi e Gue (sinistra). Tra i firmatari c’erano anche gli italiani Sonia Alfano e Gianni Vattimo, eletti con l’Italia dei Valori e membri dell’Alde.

Il documento chiede al Parlamento lituano di respingere il progetto di legge che punirebbe “la promozione pubblica delle relazioni omosessuali” e chiede alla presidente Dalia Grybauskaitė - che ha già contestato i contenuti del progetto - di porre il veto, se la legge venisse realmente approvata.

La legge in questione punirebbe la “pubblica promozione delle relazioni omosessuali” con una multa tra i 580 e i 2.900 euro, con la conseguenza di poter “criminalizzare qualsiasi espressione pubblica, rappresentazione o informazione sull’omosessualità”.

Per questo il testo approvato richiama sia la Costituzione della Lituania sia i principi europei (Trattato Europeo e Carta dei diritti) e i pronunciamenti dell’Europarlamento. E ribadisce che l’Unione Europea sostiene i diritti umani, a partire da quelli delle minoranze.

Oltre alle richieste al Parlamento lituano e alla Presidente, l’Europarlamento si rivolge anche alla Commissione e le chiede di

intraprendere una valutazione giuridica dei proposti emendamenti al codice di reati amministrativi e di pubblicare una tabella di marcia dell’UE contenente misure concrete contro l’omofobia e le discriminazioni basate sull’orientamento sessuale.

martedì 18 gennaio 2011

La fine del mondo non finisce mai

La fine del mondo non finisce mai

Il tema del Festival delle Scienze a Roma: che cosa cambia nella nostra attesa del futuro a mano a mano che si dissolvono le credenze tradizionali nell'aldilà

GIANNI VATTIMO, TuttoLibri, 16 gennaio 2011

A parte il nome di una fermata del bus che a Patmos sale dalla spiaggia al centro del paese (e che segnala il luogo dove Giovanni Evangelista avrebbe scritto il famoso libro finale della Bibbia), il termine apocalisse evoca sempre meno il suo significato originale di rivelazione, la luce entro la quale si aprirebbe il libro «in cui tutto è contenuto e su cui il mondo sarà giudicato» (come canta il Dies Irae). Apocalittico è sempre più esclusivamente un disastro di grandi proporzioni, che fa pensare alla fine di tutto - ma appunto, senza nessun «senso» e nessun «dopo».

Già un bel libro di Eugenio Corsini, uscito nel 1980, aveva annunciato, sulla base di un accurato esame del testo giovanneo, che non c’era da attendere l’apocalisse, perché essa è già avvenuta con l’incarnazione, morte e resurrezione di Gesù Cristo. Ora che, periodicamente (scadenze del secolo e del millennio, incombere del 2012 o 2020 che sia, e soprattutto tsunami e catastrofi ecologiche a catena...) si riparla di apocalisse in termini sempre meno «rivelativi», sembra che, non senza qualche paradosso, il richiamo di uno studioso come Corsini sia penetrato nella cultura comune. Anche nelle chiese si sente sempre meno parlare del giorno del giudizio; all’inferno ci credono ormai in pochi (lo aspetterà la stessa cancellazione del limbo?), i predicatori se ne tengono per lo più alla larga.

La fantascienza si concentra sulla fine e mai, o quasi, sul nuovo inizio (nuovi cieli e nuova terra), che pure la fine del mondo attuale sembrava promettere.

Secolarizzazione, perdita di prospettive utopiche (anche la rivoluzione non se la passa troppo bene), riduzione ai minimi termini delle virtù teologali di fede speranza; senza che questo comporti un aumento della terza, la carità, purtroppo.

Ricordate le tre domande di Kant: che cosa posso sapere, che cosa devo fare, che cosa posso sperare? Oggi come oggi, possiamo solo sperare che il giorno della fine del mondo non piova, insomma che, come dice del resto anche Gesù nel Vangelo, il disastro finale non comporti troppo dolore, che la faccenda si sbrighi il più in fretta possibile. Ma il giudizio universale? La punizione dei malvagi e il premio ai buoni?

Bah, abbiamo in mente una bellissima vignetta del Wizard of Id, dove un carcerato, forse in attesa di esser giustiziato, viene intervistato: «Lei crede in una vita dopo la morte?». Risposta: «Again?». Di nuovo? E non con il tono di una gioiosa aspettativa.

Per quanto si possa rimpiangere la fede e la speranza «ingenua» di cui la secolarizzazione ci ha privati, non è forse tutto negativo ciò che in tal modo è accaduto. Pensiamo, per esempio, a quanta fatica faceva San Paolo per distogliere i primi cristiani dal calcolare o cercare di accelerare, con pratiche divinatorie e magiche, la seconda venuta di Cristo, e anche dall’immaginare in termini concreti quel che sarebbe successo: «Non sapete né il giorno è l’ora; verrà come un ladro nella notte»: E: «se vi diranno: eccolo qui, o là, il Messia, non credeteci...».

Certo non è bello pensare al futuro solo come a un destino della fine. Abbiamo sempre sperato nella risurrezione della carne anche come ritrovamento di quelli che abbiamo perduto, persino come recupero dei nostri stessi corpi nella loro pienezza vitale («Renovabitur ut aquilae iuventus tua»). Tra l’altro, mentre si secolarizza e si impoverisce la nostra immagine dell’Aldilà, scienza e tecnica annunciano sempre nuovi sviluppi nello sforzo di allungare la vita e forse avvicinarci all’immortalità. Certo questa dovrebbe accompagnarsi con la colonizzazione di altri mondi: biologia più astrofisica più telecinesi...

Qui stiamo solo cercando - in base a una troppo elementare «fenomenologia dell’apocalisse» - di capire che cosa cambia della nostra esperienza di viventi, e anche di credenti, con la progressiva dissoluzione delle credenze tradizionali nell’al di là. Il genio di Clint Eastwood ci si è da ultimo applicato, nel film Hereafter dando voce ai racconti di chi è morto ed è «ritornato» (ricordi di coma e simili). Ma non è difficile immaginare che anche queste esperienze siano poco più che sogni che si prolungano appunto nel coma (in greco: sonno). Si può vivere umanamente senza immaginare un dopo, e nemmeno un tribunale finale che dovrebbe saziare anche la nostra fame e sete di giustizia? Uno come Aristotele riusciva a vivere così, e non era proprio uno stupidello.

Pensava, più o meno, che la partecipazione alla vita divina si risolvesse per noi in momenti puntuali di intensità, e che per il resto l’immortalità fosse da cercare nella generazioni di figli e nipoti; oltre che nel preparare con una vita buona quei momenti divini. Non sarà più o meno quello che Gesù dice quando parla del regno di Dio che è dentro di, o in mezzo a, noi? La liquidazione del limbo potrebbe essere solo l’inizio di una liquidazione più generale di «enti» che, in quanto si pretendano oggettivamente esistenti, sono solo idolatria, come quella che San Paolo combatteva nei destinatari delle sue lettere: bellissime fonti per l’ispirazione di artisti e poeti, ma ormai cose della nostra infanzia. Forse San Paolo sarebbe più d’accordo con chi si gode il brivido della fantascienza magari vedendovi uno stimolo ad operare nell’al di qua, senza fantasticare troppo su ciò che ci capiterà in quel momento di cui non sappiamo né il giorno né l’ora.